mardi 22 janvier 2008

Naissance de l'IE en France

Mise en place dans les années 1970 aux USA et au Japon, l'intelligence économique souffre d'un retard vraiment important lors de son introduction en France au début des années 1990... L'intelligence économique est d'abord, en France, le fait de personnes isolées qui ont compris que l'économie traditionnelle doit être associée a la recherche de la connaissance...Puis elle prend forme à travers la création en avril 1992 de la branche française de la Society of Competitive Intelligence Professionals qui réunit 400 membres en France.
En 1994, le rapport Martre légitime l'intervention de l'Etat dans ces pratiques économiques et plaide pour la mise en place d'une vraie politique de soutien des responsables du pays...
Cette intervention prend forme lorsqu'en 2000 deux fonds d'investissements supposés proches de la CIA cherchent a prendre le contrôle de deux sociétés françaises dont les secteurs sont jugés stratégiques.... Des lors Bernard Carayon rend un rapport au président mettant en exergue 38 directives visant a dresser une architecture de l'intelligence économique en France.
A ce jour, le grand pape de l'intelligence économique française est le haut responsable a l'intelligence économique en la personne de Alain Juillet.

Emergence de l'IE aux Etats-Unis

Aux USA, l'intelligence économique, ou competitive intelligence est un concept qui trouve sa source a la fin de la seconde guerre mondiale. Depuis lors le secteur public (l'administration et l'armée en particulier) collabore étroitement avec les entreprises afin de leur garantir le meilleur accès a l'information et ainsi garantir la supériorité des entreprises nationales, sur leur marché domestique aussi bien qu'a l'international.
Dans les années 50, l'intelligence économique était surtout utilisée a des fins personnelles afin de dominer la concurrence, puis une politique de collaboration a été définie, basée sur des protocoles stricts ainsi que par un effort de soutien aux entreprises de la part de l'Etat Fédéral. Parmi ces mesures, on peut trouver un lobbying très intense auprès des organisations internationales (OMC, ONU...) ayant pour objectif l'édiction de règles favorables aux entreprises nationales, le partage de données très précises, la mise en place de lois intérieures favorables, l'usage de l'anglais dans les affaires internationales et d'autres atouts comme la puissance des fonds de pensions ou la protection de secteurs d'activités stratégiques...
Cette symbiose conduit tout naturellement les USA a briguer la place de leader mondial en matière de competitive intelligence...

mardi 15 janvier 2008

Absence d'I.E dans certains pays Arabes

L'intelligence économique est un procédé très répandue dans les pays occidentaux et asiatiques. On ne peut pas en dire autant des pays arabes qui commencent a peine à s'intéresser à cette notion.

Durant la dernière décennie du 21ème siècle, l'intelligence économique fait son apparition dans un environnement hyperconcurrentiel. De ce fait, il fut très difficile pour certaines entreprises du Moyen-Orient de faire face à cette compétitivité internationale. L'éclosion de cellules de veilles et de stratégies fondées sur l'innovation ont donc vu le jour dans certains pays arabes.

Dubaï est certainement l'un des Etats des Emirats Arabes Unis qui investit le plus dans l'intelligence économique. L'Etat détient deux grands groupes:"Dubaï World" et "Dubaï holding" qui sont chargés de promouvoir l'innovation et la veille économique dans l'Emirat. Cette investissement soudain vient du fait qu'en 2015 il n'y aura plus de pétrole à Dubaï, il fallait donc trouver de nouveaux moyens pour assurer le développement.

En revanche, les pays du maghreb viennent tout juste de s'intéresser à ce mouvement. En Algérie, on commence tout juste à crée un troisième cycle scolaire dédié à cette discipline, en Tunisie on étudie un projet de mise en place d'un centre national de la recherche scientifiques et technologique. Et enfin au Maroc, le gouvernement à du mal à mettre en places des structures concrètes hormis le centre de veille stratégique (CSV), qui est de plus est, piloté par un cabinet Français.

Nous pouvons donc conclure de cette étude qu'il n'y a pas de stratégies arabes communes d'intelligence économique mais une approche nationale pour quelques Etats. L'innovation technologique est devenue une priorité pour certains pays et non pour le monde arabe dans son ensemble.

lundi 7 janvier 2008

Les USA en pôle position en matière d'I.E

L'intelligence économique aux Etats-Unis est plus souvent appelée "competitive intelligence". Celle-ci étant plus basée sur une réflexion concurrentielle acquise par l'analyse de l'information et la prise de décision. On parle également de "business intelligence" lorsque l'on se réfère au support informatique et aux systèmes d'aide à la décision. L'"economic intelligence" est quant à lui, uniquement orienté vers l'espionnage et la guerre économique.

Depuis les attentats du World Trade Center à New-York le 11 Septembre 2001, le gouvernement Américains a voté une loi (26/10/2001) qui autorise à celui-ci, la recherche complète d'informations dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Cette loi s'appele: Le patriot act.
Cependant plusieurs Etats ont refusés d'appliquer cette loi car elle violait la vie privée et la liberté individuelle de certains citoyens Américains.

I l faut savoir qu'aux Etats-Unis en 2007, 10% du budget total dédié à la défense nationale a été investi dans la recherche de renseignements soit 43 milliards de dollars.

Les cabinets d'avocats Américains se tournent de plus en plus vers l'I.E. En effet, du fait de la mondialisation du marché, certaines grosses entreprises en procès peuvent avoir recours à des frais pharamineux, il est donc primordiale pour le cabinet d'avocat de connaître le plus de renseignement possible sur l'autre partie. La concurrence est sévère.

Nous pouvons donc conclure de ces constatations que les USA sont largement en avance sur les autres pays en matière d'Inteligence Economique. Ceci s'explique d'une part, que la conception Anglo-Saxone de l'économie vise non pas à être plus performant qu'autrui mais à couler si-possible tout concurrent potentiel. Et d'autre part, Les Américains étant première puissance mondiale, il est nécessaire pour eux de s'informer sur tout ce qui se passe dans le monde afin de pouvoir perdurer dans le temps en tant que leader mondiale.

dimanche 6 janvier 2008

Ascension de l'I.E en France

Malgré un départ quelque peu timoré de l'intelligence économique en France, celle-ci commence à prendre une réelle amplitude dans la vie économique des sociétés Françaises. Pour preuve, le rapport Carayon estime à 125 millions d'euros le marché du conseil en intelligence économique réparti au travers d'une centaine de cabinets.
D'après une étude de "veille magazine" publié en Février 2004, ont peu répartir ce marché selon les estimations suivantes (en % de part de marché):
- Veille:25%
- Stratégie: 24%
- Investigation: 17%
- Gestion des risques: 17%
- Knowledge management: 12%
- Influence: 10%

Nous pouvons donc constater que le marché se concentre sur 2 grandes activités; la veille et la stratégie. Dans le domaine de la veille, les principales demandes des clients concernent la surveillance des environnements, en d'autres termes la veille technologique, stratégique ou concurrentielle. Il faut savoir que les cabinets se sont adaptés à la demande du marché en se spécialisant. 2 grandes catégories: les "spécialisés" et les "généralisés".

Il est également bon de noter que la part de marché de la gestion du risque à augmenté de 40% depuis le début de l'intelligence économique en France.

Nous pouvons répartir cette demande en intelligence économique de la manière suivante (en %):
- Grands comptes:42%
- Entreprises privées de + de 500 salariés:15%
- Entreprises privées de - de 100 salariés:15%
- Institutions:12%
- Entreprises privées de 100 à 500 salariés:8%
- Collectivités locales

La clientèle de ses cabinets est celle, principalement, issue des grandes entreprises privées. On notera tout de même le bon niveau des PME (15%) qui prouve bien que de nos jours, l'I.E est accessible pour tous, alors qu'il y a quelques années, celle-ci était considérée comme un luxe.

mercredi 26 décembre 2007

Les dangers de l'intelligence économique

Quand on parle d'intelligence économique, on pense souvent à l'intention offensive. Or celle-ci peut représenter un véritable danger pour l'entreprise, qui doit de ce fait, ce prémunir défensivement.
Savoir se défendre contre ses concurrents est tout aussi primordiale que de s'informer sur les intentions de ceux-ci.
La grande différence entre le renseignement militaire et l'intelligence économique est que "l'intelligence économique met en oeuvre des procédés licites et légaux". Le secret du savoir-faire et la confiance sont deux maître mots dont dépendent la survie d'une entreprise.
Prenons l'exemple "du service de nettoyage qui travail la nuit dans le bâtiment vide et dont certains membres peuvent être soudoyés" comme nous le précise Jean-Luc Dallemagne, directeur du DESS (ingénierie de l'intelligence économique).
Celui-ci nous apprend également que la curiosité, dans la culture Française, est peu répandue.

Alors, comment peut-on se défendre contre ces menaces?
Il convient tout d'abord d'identifier les sources de fuite possible au sein du personnel de l'entreprise, de mettre en avant la notion de confidentialité du travail et d'insérer, dans le contrat de travail, des clauses qui protègent juridiquement l'entreprise, comme la clause de non-concurrence par exemple.
Le bon sens de chacun est de rigueur.
D'après un ouvrage récent, dont les auteurs sont deux commissaires de police divisionnaires, la frontière entre intelligence économique est très étroite. leurs expériences ont montrées que "beaucoup d'entreprises ne rechignent plus à sauter le pas de l'illégalité pour s'arroger un avantage concurrentiel; par exemple, lorsque British Airways emploie des hackers pour visiter les ordinateurs de son concurrent Virgin.

Nous pouvons donc conclure de cette étude, que la recherche d'information devient de plus en plus facile pour une entreprise. Et vis versa, il devient de plus en plus difficile de se protéger de ses concurrents.

dimanche 23 décembre 2007

Les outils de l'intelligence économique

Les outils de recherche, plus communément appelé "moteurs de recherches", sont des outils d'intelligence économique qui permettent de rechercher, d'extraire et d'analyser l'information planétaire. Ceux-ci sont de plus en plus perfectionnés (puissance et précision) car de nos jours, ils peuvent être publiquement commercialisés pour un coût moyen de 30 500€.
Avant que les outils de recherche ne furent publiquement diffusables, ceux-ci était en la possession des services de renseignements. 2 pays principaux sont producteurs: la France (DGSE) et les Etats-Unis (CIA).
2 produits leaders mondialement connus: Topic et Taïga.

- TOPIC: le plus réputé des moteurs de recherche, près de 10000 entreprises l'emploient actuellement. Celui-ci analyse des besoins en fonction des activités et de la culture de l'entreprise utilisatrice. Ce logiciel recueille les informations et les classe en 2 groupe: l'information "pertinente" et l'information "intéressante", ce qui va permettre à l'entreprise de pouvoir préparer sa nouvelle stratégie.
Par exemple, Maurice Najman nous explique que grâce à l'outil de recherche Topic "la délégation générale de l'alimentation a pu détecter, quelques mois avant qu'elle n'éclate, la crise de la vache folle, et éviter ainsi à un de ses clients d'investir dans une société spécialisée dans le soja génétiquement modifié".

- TAIGA: "Traitement Automatique de l'Information géopolitique d'Actualité". Cet outil est surtout utilisé par la DGSE et la DRM ainsi qu'a quelques grandes entreprises (Thomson, Aérospatiale Bertin, Dassault, Alcatel...). Son champs d'utilisation est donc plus restreint. Il a comme particularité de ne pas avoir les mêmes fonctions que les autres moteurs de recherche. Il s'agit d'un outil de gestion sémantique (branche de la linguistique qui étudie les signifiés) de l'information.

Nous pouvons constater de part cette étude que si une entreprise veut rester compétitive sur le marché, il lui est indispensable d'investir dans un outil de recherche afin de peaufiner sa stratégie. Les moteurs de recherche comme Topic et Taïga concernent notamment les grandes entreprises, d'une part à cause de leurs coûts élevés, et d'autre part sur le fait que la petite entreprise n'a pas forcément la nécessité de s'imposer sur un territoire mondiale.